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 « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? » 

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MessageSujet: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Mer 15 Mai - 19:58


« You always pro-

-tect myself... Why ? »
Maxwell Graham & The Cat

On était un mercredi. Tu détestais le mercredi, ce jour maudit. Ce n'était pourtant pas vingt-quatre heures de deuil, mais la simple vue de ce Kinsue Masaomi réussissait à elle seule de te rendre maussade. Et quand tu commençais à être énervée, quand tu ne te contrôlais plus ; tu devais tout simplement te rendre dans un endroit qui allait te décontracter pour le reste de la semaine. Peut-être était-ce encore trop tôt pour que tu y ailles cette après-m'... Alors, tu avais attendu de longues heures de souffrances, à ne rien faire, simplement revoir les derniers potins qui circulaient dans les couloirs. Les murs étaient chuchoteurs de secrets, un peu trop même, et lire les soit-disantes gloires de ces créatures versatiles était tout simplement... Apaisant. Cet endroit censé vous rendre parfait ne représentait pour toi qu'un profond abysse où s'y mêlaient la débilité et plus au-dessus de cette catégorie, l'originalité de chacun. Peut-être il y avait-il trop de moutons sans opinions ? Sans doute, ou pas du tout. Mais tu détestais cette pension. Cependant, tu aimais la ville de Sol Falena. Alors, sans doute plus tolérante avec l'aspect plus symphonique des édifices, tu t'étais enfin décidée à te préparer pour la visiter, cette belle citée. Vêtue d'une tenue simple adaptée pour l'été, tu partais déjà de ta chambre monotone sans aucun regret. Les deux heures qui te restaient n'avaient servi qu'à une simple mise à épreuve, histoire de voir si tu allais bien supporter ta futur soirée. C'est donc presque sans un sous, depuis tes dernières dépenses, que tu marchais nonchalamment vers ta destination finale : Maxwell Graham. Sans aucun support téléphonique en vue, tu préférais alors observer au-dessus de ton nez les premiers nuages s'élargir. Le soleil qui déclinait déjà semblait saigner sur tout l'horizon, comme une mer de sang où se mêlait l'odeur rouillé de ce liquide pourpre au océan déchaîné, aboutissant à un mélange qui créerait finalement une couleur bien singulière : le violet. Tu aimais sentir le jour se pétrifier sous le renversement de sa seule source de lumière. Tu aimais voir la nuit montrer sa perversité native. Tu aimais tout simplement ce moment de la journée où tu pouvais devenir la pire bourrée noctambule du coin car tu adorais simplement tout oublier. Et les produits illicites ont toujours su te faire planer, même si ces moments ne duraient pas : c'était pour toi un rêve au milieu de cette marre de désillusions. Au milieu de ces chiens de fayotes, prêts à donner leur rage à quiconque, tu adorais jouer le loup alpha, celui qui dominait toute la meute. Et ce pub était le lieu idéal pour pouvoir concrétiser tous tes souhaits quotidiens. 

When life leaves us blind. Love keeps us kind, it keeps us kind.

Butant contre une dalle d'escalier, tu relevais alors la tête, sortant de tes songes. Clignant plusieurs fois des yeux, tu soufflais lentement avant de finalement pénétrer dans la boîte déjà abondante. Décidément, Max possédait à lui seul un business tellement prisé. Parfois, cette boîte de nuit te déroutait à elle seule, non pas parce qu'elle était totalement nulle : au contraire, mais c'était plutôt les personnalités qui s'y rendaient. Tu détestais la plupart d'entre eux. Pourtant, tes aînés étaient plutôt sympathiques à prendre deux ou trois verres avec toi mais cette minorité de population se faisait dominer par les lupanars et les garçons complètement débiles qui s'y rendaient pour se bourrer la gueule. Enfin, certes, tu y allais aussi pour ce même objectif mais tu te considérais bien au-dessus d'eux : tu ne voulais pas te flatter l'égo en voyant si tu pouvais supporter l'alcool, comme ces imbéciles. Tu n'étais en aucun cas semblable à eux. Aucun rapport. Vraiment. Alors, comme toujours perdue au milieu de ces gens qui transpiraient horriblement la graisse de baleines, tu marchais docilement vers le bars, traînant en longueur tes pas, ne pouvant réellement te dépêcher plus que cela. Tu voulais vraiment voir Max, histoire de pouvoir vous défoncer à deux. Malheureusement, il n'était pas là. Peut-être était-il occupé ailleurs ? Tant pis. Tu allais devoir te défouler seule. Commandant ton premier verre d'alcool, tu bus ce nectar amer qui te brûlait l'entièreté de ton œsophage jusqu'à la dernière goutte. Puis, ne saurant pas révéler combien de litres de cette eau-de-vie tord-boyaux tu avais ingurgité, tu te laissais complètement amouracher par cette nouvelle liqueur qui te rendait toute chose. Et encore, ce n'était que le début de la soirée. 

When you suffered enough and your spirit is breaking. You're growing desperate from the fight.

Une heure plus tard ? Il faisait tout noir, dehors. Les rues étaient sombres, beaucoup trop pour s'y aventurer seule et complètement frivole. À l'intérieur ? C'était encore pire. Complètement bourrée, l'instinct bestial aux aguets, tu essayais tant bien que mal de ne pas vomir toute l'eau spiritueuse consommée. La chaleur était suffocante. L'ambiance était étouffante. Ton cœur battait beaucoup trop. L'alcool coulait à flot, comme le sexe était de prime. Tu les voyais, ces couples là, s'époumoner à dévorer les lèvres de l'autre, presque comme s'ils allaient se manger toute la bouche. C'était écœurant. L'odeur affecte des cigarettes t'avait pourtant manquée, comme si tu t'étais habituée à humer toute ta vie ce parfum nauséabond. Peut-être était-ce la faute de cet infirmier drogué ? Mystère et boule de gomme. Tu ne voulais plus réfléchir. Le bruit ambiant bourdonnait dans tes oreilles, comme un long sifflement qui râlait sans arrêt. Tu essayais de faire taire ces plaintes déchirantes en tentant de masser tes tempes, mais rien n'y faisait. Les boom, boom, boom du solo de batterie percutaient sans cesse ta boîte crânienne, comme une affreuse série de torture. La lumière artificiellement colorée qui clignotait sans cesse te donnait la nausée. Tu voulais sortir d'ici avant de faire une bêtise : l'endroit était devenu beaucoup trop étouffant pour toi, du haut de ton mètre soixante-cinq. Mais, alors que tu commençais à tracer un chemin irréversible qui te conduirait vers le seuil de la porte, tu sentis tes pas devenir douteux, quasiment précaires. Tout à coup, tu commençais à ne plus rien distinguer. Le monde autour de toi se tordait en un spirale, la réalité se disloquait et les formes humaines devenaient incertaines. Tu retiens un hoquet de stupeur quand on te bouscule et rit de toi. Toi qui est devenue si chamboulée. Les pommettes complètement rougis et la gorge en feu, tu essayais de rattraper la personne qui avait osé te toucher, toi. Tes pensées se mélangeaient jusqu'à devenir incompréhensibles. Tu fermais alors tes yeux, continuant ta démarche sans fin et, sans savoir pourquoi, tes pieds heurtèrent violemment le sol. On t'avait de nouveau bousculée. Là, tu fronçais les sourcils, agacée. Tu détestais ne plus être lucide, tu perdais beaucoup trop tes moyens, beaucoup trop tes délicates manières et surtout, tu devenais un peu trop chancelante. Tu détestais tout simplement être bourrée, surtout quand tu commençais à déprimer. Mais l'alcool te faisait tout oublier, comme un anesthésiant, comme un remède qui te conduirait à l'Eden : alors cela t'était indispensable. À ces pensées, tu essayais de saisir la veste de la brute qui t'avait tarabustée. Enfin. Enfin tu avais pu t'avancer jusqu'à elle. Cette personne importunante, ce gars qui riait aux éclats allait décidément le payer. 

Listen to your heart. Those angel voices, They'll sing to you, they'll be your guide. Back home.

Mais tu n'avais pas envie d'écouter ta conscience. Tu voulais agir au feeling, selon ton instinct, même s'il était indécis, même s'il allait t'apporter tous les ennuis. Tu voulais suivre n'importe quelle pulsion. Alors, se sentant sans doute irrésistiblement attiré vers le sol, le jeune homme avait pivoté dans ta direction, te regardant comme si tu n'étais qu'une moins que rien : qu'une vulgaire fourmille qu'on écrasait sans scrupule. Tu avais déjà vu cet individu, peut-être un peu trop, car tu étais déjà lassée par ces traits singuliers et cette carrure imposante décorée de cicatrices immondes. Aucun style. Une simple brute sans cervelle. À la vue de ton regard noir, il avait de nouveau commencé à beugler de rire avec ses amis, eux aussi sans doute ironiques. Tu n'as jamais aimé la manière qu'avait cet homme de montrer sa supériorité, ni les paroles qu'il pestait contre les femmes qu'il rencontrait. Il était pour le moins chiant, à toujours faire comme s'il était un client particulier, bien que cela soit vrai puisqu'il était assez fidèle à ce lieu, venant toujours s'abreuver ici avec sa pseudo-bande de voyous. Malheureusement, toi aussi tu venais toujours ici, qu'importe le moment, et tu ne supportais décidément plus de voir sa tête. Il était laid, peut-être pas assez à l'extérieur, mais son caractère de fausset t'horripilait plus que tout. Alors, sans doute emprunt d'un stupide courage, tu avais enfin répliqué quelque chose de concis et cassant qui, tu l'espérais, aller enfin le faire dégager. 

Remember you're loved and you're always will be. This melody will bring you right. Back home.

Tu l'avais rembarré. Plusieurs personnes s'étaient alors réunies autour des vous, tels des vautours attendant de voir qui allait périr pour finalement bouffer le plus faible, celui qui allait fléchir. Mais toi, les bras croisés, tu n'allais certainement pas fléchir. Ton regard était plus noir et ta gueule plus ouverte à déployer ses injures que jamais. Malheureusement, plus tu parlais, plus il s'énervait. En effet, tu distinguais par une légère œillade la veine qui battait la chamade sur sa tempe et ses phalanges blanchies, représentant sa patience qui s'exténuait de plus en plus. Puis, une dernière réplique sarcastique avait franchi tes lèvres légèrement entrouvertes, recouvrant tous les cris d'excitation de la meute. Il avait tiqué à tes propos, son front s'était plissé, sa dignité sans doute affectée. Tu allais le payer pour ce comportement insolent, presque désinvolte, mais tu t'en fichais éperdument. Tu semblais libérer de tes prohibés comme si tu pouvais voler hauuuuuuut dans le ciel.......... ! À cette idée, tu murmurais pour toi-même que l'abus d'alcool était vraiment mal. Puis, lassée de toute l'attention que l'on te portait et surtout, de ce garçon qui ne souhaitait visiblement pas s'excuser -et qui t'avait donc fait perdre du temps-, tu essayais de te frayer un chemin au milieu de cette foule d'humains. Malheureusement, il ne l'avait pas entendu de la bonne oreille. En effet, pour tenter de se rattraper, il t'avait saisi par le poignet, te ramenant au centre de toute cette émeute. Derrière lui, ses soit-disant copains l'engourageaient à te frapper, criant son nom comme s'il était recouvert de gloire. Tu ne pus empêcher un sourire ironique d'étirer tes lèvres, réprimant un excès de dégoût. 


« Ta bande et toi, vous êtes tellement pitoyables. » déclarais-tu excédée.


Sa colère explosa. La foule en délire criait en jacassant autour de vous, alimentant sans cesse votre haine réciproque. Puis, le poing levé et le visage déformait par sa fureur, il voulait te frapper. Tu arquas un sourcil, trop sobre pour pouvoir mesurer l'impact du moment. 

When you feel you're alone. Cut off from this cruel world. Your instincts telling you to run. 


© fiche créée par ell


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    TCHECK TA GOMMETTE ¤.

    « Bwef acceptez moi ou pas du tout, enfoncez moi plus bas que sous terre, dans l'anus d'Hadès, comme vous voudrez, yé souis heureuse de toutes façons. »©Litchis.

Kang Min Hyuk ♥ :
 
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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Jeu 16 Mai - 20:16

huh... et c'est repartit.
Maxwell Graham feat. Lysun S. Takumi — The Cat ----

C’est encore une de ses soirées banales. Encore une fois, je suis en retard sur mon lieu de travail parce que je dois m’occuper de certaines affaires personnelles. Bah ouais, c’est que ça rapporte d’être macro. JE DÉCONNE. Cela dit, je me fais pas mal d’argent en étant dealer... OK JE DÉCONNE AUSSI. Manquerais plus que je dise que je fais le tueur à gages et nous avons la totale... Non je vais me taire cette fois-ci, vous laissez donc planer dans le doute. Je suis un salopard rappelez-vous. Je suis même le pire de tous et honnêtement, ça me fait dresser le... ouais bon je vais arrêter là hein, ça vaut mieux. Je disais donc, encore une PUTAIN de soirée BANALE. Je ne sais strictement pas quoi faire en arrivant à la boîte, j’ai même essayé de joindre ma chère Lysun plusieurs fois, mais je suppose que celle-ci révise ou bien elle dort à cette heure-là. CREDIBILITE ZERO. Peut-être qu’elle s'envoie en l’air ? Oh god why... je m’imagine des trucs compléments déments moi. Mais en même temps, c’est le propre de mon être que de penser ainsi, je suis dérangé mentalement voyez. Mais je reste tout de même brillant. Paradoxal non ? Je ne sais même pas ce que veut dire ce mot. Haha. Je plaisante.

Me voilà donc à quelques minutes de mon établissement. D’un pas vif et félin, je me dirigeai vers chaos is yours. Un endroit sympathique que je vous invite à visiter. On y trouve tout ce qu’on cherche, même ce que l’on n’imagine pas. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais comme vous savez certainement que je suis le patron, vous pouvez vous attendre à des choses étranges en franchissant le seuil de ce lieu de... j’allais dire débauche, mais je ne dirige pas un club échangiste ou une maison close. Quoique... je serais prêt à parier que ces activités annexes pourraient me procurer des fonds supplémentaires. Je devrais peut-être y songer ? Après tout, ici, je suis un peu le maître. LE MAÎTRE TOUT PUISSANT. Je me surestime peut-être un peu il est vrai. Enfin bref, revenons-en à nos moutons. J’avais fait un petit crocher par chez moi avant de venir à la boîte, voilà la seule raison pour laquelle j’avais un peu traîné en route. Et comme je suis trop sportif pour prendre la bagnole... enfin, disons plutôt qu’elle a eu quelques petits soucis. SALOPERIE DE CHATS !

Je les amène chez le vétérinaire et je trouve le moyen d’oublier de verrouiller leurs cages. Évidemment, ces enfoirés m’ont ruiné toute ma banquette arrière et ont pissés PARTOUT dans la bagnole, je n’ose même plus l’approcher, je préfère la mettre en quarantaine. Je nettoierai la prochaine fois. DU COUP JE SUIS OBLIGE DE ME TAPER TOUT CE PUTAIN DE CHEMIN A PIEDS. FUCK. Ah mais tiens ? J’étais tellement plongé dans ma bulle que j’en avais oublié que j’étais en fait à quelques mètres de l’entrée de service. Décidément, je ne la sens pas cette soirée. Une fois entré dans mon établissement, j’allais immédiatement dans mon bureau pour me servir un verre. Un putain de bon verre d’alcool bien violent pour me mettre les idées en désordre. J’aime ça ouais ! Quand tout se bouscule dans ma tête à tel point que je ne puisse même plus réfléchir, dans ce genre de situation je retourne à mon état sauvage. C’EST QUI LE CON QUI VIENT DE ME DEMANDER QUEL EST MON ÉTAT NORMAL ?! Ah c’est vrai j’oubliais, je suis tout seul dans la pièce. Enfin, cela ne dura malheureusement que quelques petites secondes.

« Bo... boss ! »
« Quoi... QUOI ENCORE ? »
« Mais c’est... la première fois que je vous parle... »
« Mais c’est qu’il joue au plus con avec moi lui... tu veux que je te cogne ou quoi ? »
« Vous feriez mieux de venir voir, votre petite protégée fait encore des siennes. »
« Elle peut se débrouiller toute seule... merci. »
« Elle... elle est bourrée. »
« ... J’arrive tout de suite ! »

Pas le temps de tergiverser ou je ne sais quoi d’autre. UNE LYSUN BOURRE VAUT SON PESAN D’OR ! Je sortais donc de mon bureau en trombe avant d’attendre mon escla... mon employé pardon, me rejoindre. Celui-ci m'amena directement à la demoiselle. Putain... IL EST OU MON APPAREIL PHOTO BORDEL ?! Non je déconne. Ce n’est que quand mon interlocuteur de tout à l’heure m’expliqua la situation que je compris que je devais absolument intervenir. Un des hommes tout près d’elle se tenait prêt à lui asséner un coup qu’elle n’allait certainement pas pouvoir calculer, vu, comment elle est, déchirée. Je me précipitai donc vers cet individu et avant même que son poing ne heurte ma petite protégée, il se retrouva au sol. Une balayette en arrière, c’est rapide, simple et efficace. Il heurta donc violemment le sol et s’en suivit alors un black out total.

Plus de musique, plus de bruits de chiens en rut qui ameutaient tout le pays. Le calme plat. Je me tournais alors vers Lysun avant de lui dire d’une voix sèche :

« Putain conasse tu m’attends même pas pour te bourrer la gueule... T’es pas chiée quand même. REGARDE MOI QUAND JE TE PARLE LYSUN ! »

Mais elle était trop ivre pour pouvoir me regarder ou elle était en train de dormir. Mais... qu’est-ce qu’elle fixe depuis quelques instants ? Le sol oui, mais pourquoi ? C’est alors que dans ce silence total, résonna un bruit pour le moins singulier. Un miaulement. WTF.

« Lysun... moi aussi je suis content de te voir, mais je ne parle pas cette langue, tu sais... »

En vérité je ne distinguais même pas ses lèvres alors je ne sais même pas si elle avait émis ce miaulement. C’est alors que je décidai de suivre son regard. Et là, un deuxième miaulement se fit entendre. BORDEL ?! UN CHAT ICI ?! MAIS PUTAIN MA BOÎTE N’EST PAS UN ZOO ! C’est alors que je vis ce fameux animal, que ma chère amie fixait depuis tout à l’heure... celui-ci ne semblait nullement impressionné par tout ce... silence. Tu ferais mieux de te carapater en vitesse... AVANT QUE JE NE T’ATTRAPE JOLI MINOU ! MINOU MINOU MINOU !

made by pandora.
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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Ven 17 Mai - 19:30




"STUPID AND FACINATING HUMAINS"


Le violet.
Le bleu de l’océan, le rouge du sang, l’ombre du soir. Trop sérieux pour le matin, habité par le pinpant rose, le violet ne se montre que le soir, mystérieux et incertain. Prémices de la nuit, il incite les consciences des hommes à se protéger, à courir pour rattraper leur lumière artificielle si chérie. Synonyme de ténébreuses prudences, il hurle de partir. C’est un Hermite et un sage. Une mise en garde que l’on prend comme une invitation. Visible et incompréhensible. Un fourbe aux intentions aléatoires.

C
ette lueur déclinante habitait le ciel de ce soir-là. Le Chat l’observait avec ennui. Cette journée ne lui avait inspiré gère que cela. Peux être un peu de frustration. Un privilège lui avait été refusé, un trésor enfoui. Il s’était dangereusement aventuré dans le bâtiment le jour même, en intercours pour éviter de croiser des scientifiques trop zélés, il avait entendu des paroles fortes et sèches, trop lointaines pour être comprises. Elles provenaient de l’infirmerie. Il aurait voulu en savoir plus, si vous savez ce que je veux dire, mais une autre personne était postée devant la porte, dans une position d’écoute peu discrète. Ça l’avait mis fou de rage. Qui osait écouter aux portes à SA place ? Il n’avait pas vu son visage, impossible de contourner quelqu’un dans un couloir si étroit, obligé de rester là, à fulminer dans l’ombre de sa propre déception. Il avait reconnu une des deux voix, celle de l’infirmer au nom de Masaomi. Sa fureur décupla, c’était sans doute une des personnes les plus intéressantes de cette ville fictive à ses yeux. D’autres noms furent prononcés, mais ils ne rentrent pas. Ce sont à cet instant des véritables hurlements qui sont proférés à l’intérieur, tel l’apothéose avant la fin du feu d’artifice. L’imposteur semble l’avoir compris également car il fuit sans un regard en arrière, d’une démarche raide. Une jeune humaine sort, la tête basse, souriante et pleurante, s’assied et se relève, tout cela avec rage, avec tristesse, un brin de folie, une pincée de mélancolie. Sans trop savoir pourquoi Le Chat la suivit. Toute rancœur oubliée par la magie de la fascination.

Cette poursuite n’avait aucun sens, il n’arrêtait pas de se le répéter encore et encore. Une persévérance instinctive l’avait forcé, envoutante et incorruptible. Il avait fait demi-tour tant de fois qu’il avait l’impression de tourner en rond, à la suite de l’humaine, à la poursuite de l’inconnu. Bientôt, le soleil déclina, commençant à jouer entre les immeubles un moment, puis disparut derrière l’horizon qui ne cachait rien, qui ne pouvait exciter l’imagination. Le violet apparut, La jeune femme disparue. Elle était entrée dans le bâtiment qu’il détestait tant, Cet endroit bruyant et illogique, où il n’avait jamais eu l’idée de mettre les pattes. Hors de question d’entrer à l’intérieur. Il n’était plus intrigué, ne ressentait plus une once de motivation pour quoi que ce soit. Avec un regard dégouté, il fit volte-face.

Mais que faire ensuite ?

Soudainement, du plus profond de ses muscles et de son esprit, sans aucune indication ou explication de son cerveau, il eut envie de courir, de sauter, de se rouler sur les pierres dégoutantes, de grimper à un arbre, de manger, de respirer, de détruire, de chasser, de tuer. La terrible envie de se sentir vivant, de se sentir puissant. Le Chat était en cage, il n’y avait rien à faire, plus rien. En fermant les yeux, il s’asseyait sur son arrière-train, la queue enroulée autour de ses pattes. Il tentait de retenir cet afflux d’énergie qui le traversait de plus en plus souvent, sans raison particulière et apparente. C’était partit, son cœur était lourd, terriblement lourd. Un lampadaire s’alluma, la nuit était noire, très noire. Plus rien, du vide, un gouffre, une absence insupportable. Un éclat de voix retentit, beaucoup trop de musique.

Le Chat rouvrit les yeux, beaucoup de temps avait passé, il était malgré-lui entré dans le bâtiment, coincé dans l’endroit le plus sombre de la pièce, beaucoup trop lumineux. l’humaine était là, en état d’ébriété. Elle se tenait, si l’on pouvait dire, à peu près au milieu d’un groupe d’autre humain mâles, qui riaient et la maltraitai. Plus silencieux qu’une ombre, dans stroboscope particulièrement douloureux, il se laissa glisser un peu plus près, entre deux ronds de lumière. Elle se défendait, d’une voix pâteuse et incertaine, qui gâchait ses belles paroles. Haineuse, folle, inconsciente. Un poing s’abattit, Le Chat reste de marbre, étrangement et intérieurement hilare. Mais le coup n’arriva jamais.

Un humain arrive, plus âgé. Un visage éclairé par la détermination, quelques mouvements, les indésirables déguerpissent dans la direction du Chat. Il se sent légèrement déçu, les évite aisément mais doit se poster en pleine lumière. Son regard croise celui de l’humaine. Plus rien n’a d’importance.

Ce regard est légèrement vide, vitreux même. Elle penche la tête imperceptiblement. Lui aussi. L’homme crie des mots sans significations. Le Chat est paralysé mais incroyablement concentré. Cette impression terrible d’être passé aux rayons X. Un regard qui traverse le corps de bout en bout, accroche l’âme, la secoue comme une tirelire. Une terrible intrusion. Il miaule d’indignation, essaye de répliquer, se plonge dans la couleur de l’iris, tente de lui arracher ses secrets. Cruel et compréhensif.

S
es yeux sont violets.

Rouges. Roses. Sanglants. Innocents. Traîtres et perfides. Terriblement intelligents et incroyablement profonds. Il se noie, il est vaincu. Il pousse un miaulement furieux, terrifié. Il prend son élan, cours, plonge toute griffe dehors vers sa poitrine, voulant arracher un cœur dont il doute même de l’existence. Les yeux du Chat ne quittent pas les siens, et soudain, ce n’est plus qu’une humaine. Tout à disparut. Ce n’est pas elle. Il rétracte ses griffes, s’écrase comme un boulet de canon sur cette jeune femme, tombant à la renverse.

Qu’est-ce que c’était ?


C O D A G E P A R @G A K I. S U R E P IC O D E

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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Dim 19 Mai - 20:45


« You always pro-

-tect myself... Why ? »
Maxwell Graham & The Cat

Les yeux fermés et les lèvres plissées, tu avais légèrement reculé, comme pour te protéger de son coup. Coup qui n'arriva cependant jamais. Figée sur place, tu essayais alors de te ressaisir, ouvrant difficilement tes paupières, chancelante, frêle, complètement fragile. Une autre Lysun. Une Lysun que tu détestais. Une Lysun que tu aurais été dans ce monde, calquant ton autre toi, celle qui provient de la réalité, mais que tu aurais sans doute renié. On aurait cru que tu allais t'effondrer sur le coup du soulagement mais tu te contentais de simplement souffler, fronçant les sourcils. Qu'est-ce qu'il s'était passé ? Tu pivotes lentement ta tête sur ce qui semble être une forme humaine, écarquillant subitement tes yeux. MAAAAX ! Il t'avait sauvée, une fois de plus. Et une fois de plus, il s'apprêtait à te faire la morale. Toi, impassible, trop exténuée sans doute, tu ne comprends pas l'essentiel, analysant brièvement le sens de chaque mot. Tu soupires déjà au préalable, sachant comment tout cela se terminera ;


« Putain conasse tu m’attends même pas pour te bourrer la gueule... T’es pas chiée quand même. REGARDE MOI QUAND JE TE PARLE LYSUN ! »


Ces paroles sont cassantes, même un peu trop sévères. Tu eus les larmes aux yeux, la culpabilité t'étranglant sauvagement, sans merci, t'empêchant de lui répliquer quoi que ce soit. Ce n'était pas de ta faute, cette fois-là. Et puis, c'est lui qui n'était pas ici au moment où tu le voulais. Tu détestais cette partie qu'avait Max de jouer au papa poule et de te faire aussi pitoyable regretter chaque geste ; il avait trop de notoriété sur ta personne. Alors, comme pour fuir tes responsabilités, tu avais détourné le regard, les yeux fuyants les siens. Puis, ce fut le vide. Une forme vivante, dans une pose nonchalante, semblait vous scruter tous les deux. Un frisson caressa tout ton échine. Infléchi. Tu écarquillas tout simplement les yeux. Comme pour se cacher, l'animal s'était prostré dans la pénombre pourtant avalée par les sources lumineuses, donnant l'impression de fuir les foyers chaleureux et rassurants. Un chat. Animal libre, étrange, perfide, mais néanmoins indépendant et captivant. Tu l'observes, sans un mot, vous laissant dans une sulfureuse symphonie sans notes, dans un silence opulent, dans une réalité figée. Tu plisses les yeux, essayant de mieux le décrire. Il ne bronche pas. Alors, tu continues de l'observer, essayant de t'imaginer caresser sa douce fourrure ou de lui tirer la queue, l'irritant, réjouie. Puis, quand tes lèvres s'entrouvrirent, le Chat s'arracha un miaulement, à peine inaudible, mais qui ne t'avait pas empêchée de l'entendre. Ce fut un bruit irrégulier. Une voix qui sonnait étrangement dans l'écho que creusait ce silence, parvenant à tes oreilles semblable à une hallucination. La phonation de sa voix s'était tantôt faite faible, intimidée, peureuse et lâche, tantôt d'ire. Tu devines alors que ce félin est trop fier, comme ses semblables, ne supportant qu'on ne soutienne par son regard. Il détestait être défié. Tu l'avais fait, en ne baissant pas tes prunelles, continuant de t'aventurer dans une zone étroite, dangereuse, mais cependant attrayante.


« Lysun... moi aussi je suis content de te voir, mais je ne parle pas cette langue, tu sais... » 


À ces paroles, tu ne pus t'empêcher de rire, le traitant intérieurement d'imbécile. Un son cristallin, presque rafraichissant ; tu aimais rire, t'entendre rire, puis vivre au dépens de cet action pourtant singulier, naturel, presque trop habituel. Mais tu aimais tout simplement t'esclaffer, glousser, te bidonner. Max était décidément une personnalité ravivante. C'était une tempête aux éclats de débilités qui était néanmoins bienveillant. Cet homme était hilarant. Néanmoins, en suivant ton regard, il comprit tout de suite son erreur. Tu ne pus t'empêcher de pouffer, encore une fois, souhaitant sortir une raillerie, mais n'ayant le courage de dire quoi que ce soit. De toute manière, ça n'allait qu'être qu'incompréhensible. Encore plus qu'à l'ordinaire, du moins. D'ailleurs, même si tu n'avais plus l'esprit totalement normale, tu songeais que Max devait sans doute déjà adorer ce chat et l'imaginer ne serait-ce courir après cet animal en l'enfermant dans cette boîte te faisait inéluctablement sourire. Ce type était fou, fou, fou, fou. Les gens le craignaient ? Tu ne voyais vraiment pas pourquoi et ce, surtout s'ils le voyaient tous essayer de câliner ces espèces trop fières : un vrai gag. Il gagnerait une palme d'or pour le meilleur idiot du village. Les traits du visage rieurs, tu plaçais tes mains sur les larges épaules du jeune homme, essayant tant bien que mal de ne pas tomber comme un vieux con devant toute cette foule qui était restée bien calme. Tu posais ta tête sur lui, appuyant ton front contre sa poitrine en soupirant bruyamment, t'accrochant désespérément à son cou. Bon sannnnnng, tu avais cette pitoyable envie de pleurer toutes les larmes de ton corps, comme dans ces séries à l'eau de rose, et de pisser à la fois en vomissant tous tes tripes. MAIS C'ÉTAIT QUOI CES CES BESOINS TENTATEURS EXTRÊMEMENT WTF ? Seules les femmes enceintes pouvaient posséder pareilles avidités... Tu reniflas alors, mettant presque l'intégralité de ton poids sur le corps du pauvre fanatique des chats. Dodo. Oreiller. Lit. Matelas, Ô doux draps soyeux. Tu avais envie de te rouler en boule dans tes couettes, tel un lamasticot échoué au Sahara, complètement asséché, ivre. Tu détestais te bourrer la gueule seule. C'était juste trop déprimant... Reportant le regard vers le chat, tu le cherchais un instant avant de le voir se précipiter vers vous. Tu resserres ta prise sur le cou de Max, fermant les yeux.  

Puis, un choc, même infime, semblait se logeait contre tes jambes. Tu n'avais rien vu, te contentant de simplement poser tes iris sur une forme quelconque, sans intérêt, sans la palper des yeux. Sans doute un peu trop lente, tu baissas tout de même la tête quand il atterrit sur toi. Sans raison, sans explication. Curieuse, tu te baisses et, à genoux, tu t'approches fébrilement de la forme vivante. Hésitation. Tes doigts ne peuvent s'empêcher de trembler sous la volonté incertaine qui te dicte ta conduite. Le Chat. De plus près, il semble beaucoup moins majestueux. Presque frêle. Dans ses prunelles, tu avais aperçu une folie passagère, peut-être trop fugace, mais cette lueur d'animosité t'avait intriguée. Comment un simple animal pouvait posséder tout une foire de sentiments ? Ici, à Sol Falena, les chats n'étaient pourtant que de gouttières, ou inexistants en dehors de leur foyer. Aucune fascination. Néanmoins, cette fois-ci, comme si cet animal était le tien, tu t'étais mise à le caresser, te moquant bien de sa réaction. Le cajolant même dans tes bras, contre toi, tu tirais sur ses moustaches, éclatant de rire devant ces gestes si singuliers. Non, décidément, l'alcool ne te réussissait vraiment pas. Pourtant, tu aimais voir sa réaction. Tu te sentais extrêmement bien, là, et incontestablement, on pouvait bel et bien assurer que les liqueurs dont tu t'étais abreuvée te faisait probablement plus planer que jamais. Max allait te jalouser. Il convoitait la simple vue d'un félin, il désirait posséder ce plaisir fantaisiste de pouvoir adopter un chat de plus à son panel déjà garni. Ce type était un fanatique de ces bêtes là. Et toi, tu ne voulais simplement ne plus relâcher cette peluche vivante. TU L'AVAIS VU LA PREMIÈRE ALORS IL ÉTAIT À TOI, MERDE. Et tu espérais que Max te céderait ce chat là. Tu étais même prête à faire tes yeux de chat potté... ! Alors, comme si Le Chat était un homme comme toi et moi, tu te mis à discuter avec lui, ne pouvant t'empêcher de sourire niaisement comme une idiote. C'est là que débutait ton monologue de bourrée. Un mauvais moment. Un moment déprimant, tout simplement. 


« Annnnh, oh. Mon. Dieu. Un chat, tu es un chat. D'ailleurs, comment t'appelles-tu, minou, minou ? C'est dommage que tu n'as pas de collier, j'aurais bien aimé pouvoir t'appeler autrement que par le nom attribuait à ton espèce. Chat, chat, chat. C'est moche chat. Enfin non, ce n'est pas vraiment un terme totalement affreux mais comme prénom, cela restait tout de même à craindre. C'est comme si je devais m'appeler Fille. Quelle horrible prénom, même si ç'en est pas véritablement un... Quoi que, je préfère cela à Étienne ou Auguste. D'ailleurs, ça te va si je t'appelle César ? Tu connais ? C'est dans les pubs pour pâté pour chat. Ah moins que... Ça ne soit pour les chiens ? M'enfin, qu'importe me miaulerais-tu. Pourtant, si tu pouvais me miaulais quoi que ce soit qu'un miaulement, c'est quasiment impossible. Sinon, on aurait pas nommer ça un miaulement si ce n'est pas un miaulement. Tu vois, cette logique ? Ooooh. J'y pense ! Depuis tout à l'heure, je te tutoie mais... Mais... Tu préfères que je te vouvoie ? Ou soit les deux ? Je pourrais tester. D'ailleurs, j'ai aimé t'entendre feuler comme une hirondelle, tout à l'heure. Tu es si mignon, si attirant, si douuuuuuux. Ah, regardez-moi cette fourrure toute moelleuse. Tu es un chat totalement nègre, comme la nuit, constellée de poils plus clairs, comme les étoiles. Ça te va si je te surnommes Abysse ? Tu te reconnaitras, hein ? Je trouve ça beau, moi. C'est pas con comme prénom, ça rappelle les abysses. Enfin, tu dois te dire non sans blague alors je commenterais à ta place, haha. Puis, tu ne dois pas connaître mais c'est un gouffre effroyable, totalement noir, sombre, charmant mais épouvantable. Jolie oxymore, hein ? OOOOW. Ou bien, je pourrais te nommer Oxymore. Ou bien Caviar, vu que tu es touuuuut noir, sans une tâche blanche. D'ailleurs, tu préfères Oxymore, Abysse ou Caviar ? Rugis une fois pour le premier, miaules pour le deuxième, baisses les oreilles pour le troisième et si tu ne veux aucun de mes noms, ce qui est dommage, ronronne une fois ! J'y repense. Qu'est. Ce. Que. Tu. Fais. Ici ? »

Tu ne sais pas ce qu'il se passe, ni ce qu'il en pense, ce chat. Mais tu ne peux t'empêcher de le regarder profondément, comme éprise de cette nouvelle rencontre. Tu ne t'arrêtes d'ailleurs pas de continuer à radoter sur des détails inutiles, te relevant, le chat dans les bras, en ronronnant toi-même des onomatopées douteuses telles que des « nyan, Nya, nyaaaaaan. Aller, ronronne, fais krrrrr. » comme s'il allait t'obéir. 

Tu espérais simplement que ce surplus d'affection ne le ferait pas fuir.


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    TCHECK TA GOMMETTE ¤.

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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Lun 20 Mai - 13:33

il est bizarre celui-là...
Maxwell Graham feat. Lysun S. Takumi — The Cat ----
Mes paroles avaient visiblement atteint ma chère Lysun, car celle-ci venait d’émettre un petit rire amusé. Je déteste quand elle se fout de ma gueule mais pour le coup elle avait probablement raison. Quand j’avais baissé la tête et que j’avais remarqué l’animal, mon interlocutrice pouffa une nouvelle fois de rire. Tu mériteras que je te cogne mais je me refuse à lever la main sur toi, après tout tu es ma petite protégée, tu ne dois en aucun cas être atteinte, de quelque manière que ce soit. Je serais très en colère si jamais il t’arrivait quelque chose, mais en même temps, ça me soulagerait parfois de te remettre les idées en place. Mais bon, pour une fois, je ne mettrais pas mes menaces à exécution. Laissons plutôt le temps défiler et la demoiselle reprendre ses esprits. J’aimerais tout de même savoir, comment ce chat est arrivé ici ? Serait-ce ma chère amie qui l’aurait emmenée là et l’aurait ensuite laissée cet animal se débrouiller tout seul. Je prenais un peu de temps pour l’observer et me rendre compte qu’il n’avait pas de collier ni aucun signe d’appartenance à un humain. CE QUI FAIT QU’IL PEUT M’APPARTENIR ALORS ?! HAHAHA.

Mon interlocutrice, visiblement toujours en plein état d’ivresse, posa ses deux mains sur mes épaules. Je la tenais par la taille pour éviter qu’elle ne glisse le long de moi pour finalement aller embrasser le sol. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’elle est tellement chargée qu’elle pourrait également déverser l’alcool et la bouffe qu’elle avait dans l’estomac sur moi. J’hésitais alors entre continuer à la tenir et la pousser. Gros dilemme. Oh de toute façon j’ai des vêtements de rechange dans mon bureau alors je ne devrais pas craindre ce cas de figure. Lysun posa alors sa tête contre mon buste et s’amusa a appuyer dessus comme -ci elle voulait me faire reculer ou je ne sais quoi. Je crois qu’elle a un peu trop forcé sur la picole là. OH ET PUIS ARRÊTE DE T’ACCROCHER À MOI, JE NE COMPTE PAS PARTIR DE TOUTE FAÇON ! Putain mais c’est qu’elle est lourde en plus, j’ai du mal à la tenir... non je plaisante. Je devrais vraiment la lâcher et la laisser tomber, juste pour voir si elle continue à s’accrocher. Ouais non en fait, elle va m’arracher le cou si elle continue comme ça, je vais finir par porter des minerves à cause de cette idiote.

« Lysun... je ne suis pas un oreiller... Reprends-toi un peu merde ! »

Enfin, elle me lâcha. Elle se baissa alors et s’approcha de la bête. Cet animal que j’appréciais déjà surement parce que je suis un fanatique de ce genre de félin. Je pense même que je devrais penser à adopter des tigres ou des trucs dans le genre. OH PUTAIN C’EST UNE TROP BONNE IDÉE JE VAIS FAIRE ÇA ! Et mais... mais... ELLE CÂLINE MON CHAT LÀ ? LAISSE-LE MOI BIATCH ! Elle le prend dans ses bras, elle lui tire les moustaches en riant, je vais la tuer cette connasse ! IL EST À MOI CE CHAT ! À MOI À MOI ! Je ne l’ai pas vu en premier mais comme je suis le boss dans le coin, ce chat m’appartient, il est sur MA propriété, donc il est MA propriété. Oui je suis jaloux et je vous emmerde. Je veux cet animal coûte que coûte ! Et s’il faut pour cela que j’assomme Lysun, voir plus si affinité, non je déconne, je n’hésiterais pas une seule seconde ! Ce chat me plait, il est dont à moi ! Bon au pire, je peux toujours le partager avec Lysun... NON PAS QUESTION.

C’est alors que ma chère amie se mit à... parler ! Enfin elle avait ouvert la bouche en ma présence. Mais que compte-t-elle dire ? Oh là... Ah oui elle est vraiment bourrée et pas qu’un peu. C’est quoi ce discours sans queue ni tête ? EH PUIS C’EST QUOI CES NOMS DE MERDE ! C’est moche, c’est moche, c’est moche. Voilà ma réaction à chaque nom qu’elle disait. Pour une fois je n’étais absolument pas d’accord avec elle. Elle ne sait même pas choisir un nom ma parole, il faut tout faire sois-même putain ! Et puis elle est devenue complètement timbrée ou quoi ? Et oh, il ne va pas te répondre le chat. Cela dit, ça serait quand même hilarant qu’il ouvre sa gueule et qu’il sorte un gros : « Ta gueule ! ». Honnêtement si jamais cela arrive un jour, je serais l’homme le plus heureux de la terre. J’aimerais bien un chat qui parle moi ! COMME ÇA JE POURRAIS SAVOIR COMMENT LES ABORDER ET JE DOMINERAIS LE MONDE DES FÉLINS MWAHAHAHAHA ! Ouais enfin bref. Il faut maintenant que j’agisse, parce que les noms qu’elle vient de donner là, ça ne va pas du tout. Je me rapprochais alors de Lysun avant de taquiner du bout des doigts l’animal qu’elle avait dans les bras.

« Tu sais quoi ? Tu vas monter dans mon bureau avec cette brave bête et on va discuter de son nom ensemble. Et tu vas en profiter pour décuvé un peu... t’es dans un état pas possible. »

En vérité, je n’avais aucune intention de la laisser partir avec le chat une fois que nous lui trouverions un nom. JE VAIS GARDER CE CHAT POUR MOI TOUT SEUL ! Plus sérieusement, je pensais à donner un somnifère à Lysun et lui dire qu’elle avait trop bu quand elle se réveillera. Et si elle me pose une question sur l’animal, je rigole et je lui dis qu’elle avait visiblement un peu trop forcé sur l’alcool. C’EST UN PUTAIN DE PLAN ÇA ! JE SUIS UN GÉNIE ! Je posais alors mes yeux sur l’animal avant de dire d’une voix amusée :

« Il n’a pas l’air d’avoir envie d’être dans tes bras cela dit. Tu vas te prendre un sacré coup de griffe ma chère. »

C’est vrai que son regard semble plutôt menaçant. Mais, dompter ce genre d’animal, ce n’est pas un problème. Mais il a quelque chose de différent dans son regard. Qu’est-ce que c’est ? Je me penchais une nouvelle fois vers le chat avant de plonger mon regard dans le sien, je rêve ou il me défie du regard ?

« C’est bizarre... tu es bizarre, mon petit chat. Un beau pelage, une allure fière et presque hautaine. On dirait presque que tu penses pouvoir nous échapper. Je sais parfaitement que tu ne peux pas me comprendre... mais laisse-moi te dire ceci. Dorénavant, tu m’appartiens. »

Je pose alors mes yeux sur Lysun avant de dire d’une voix mielleuse :

« Je te le prête pour la soirée. Maintenant bouge tes fesses et vient dans mon bureau... Je vais te donner des bonbons. »

Je marquais un petit temps de pose avant d’éclater de rire.

« Je plaisante... c’est plus de ton âge. Quoique... »

J’aime bien la taquiner, surtout quand elle est bourrée, en général c’est là qu’elle a des réactions... singulières on va dire. Bon... Allons-y ?

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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Lun 20 Mai - 15:45




"STUPID AND FACINATING HUMAINS"



Ça n’allait pas du tout.
La confrontation au sens propre du terme face aux tibias de la jeune femme ne s’était pas fait en douceur, il avait l’impression que sa tête allait proprement exploser. De petites étoiles éclataient dans son champ de vison. Les couleurs qu’il voyait ne semblaient pas réelles, le sol ne cessait d’aller dans toutes les directions. Tout bougeait, sifflait, lui donnait le vertige, la nausée, et il ne bougeait même pas, prostré sur le sol qui tournait…tournait. Tous les repères semblaient contre lui. Il ferma les paupières, avec un léger gémissement pitoyable qui ne lui ressemblait pas le moins du monde. Soudain, comme une brulure sur ton pelage. On venait de l’attraper.

Ces mains sont des cages chauffées au rouge, des barbelés, des mâchoires terribles dont chaque morsure est un déshonneur grandissant. Combien de temps cela faisait-il depuis que des mains ne l’avaient pas touchée avec autant de poigne ? L’état de confusion sensoriel dans lequel il était lui interdisait tout démonstration de la rage et de la haine infinie qu’il ressentait à l’égard de celui qui l’avait salit, blessé. Et d’ailleurs, qui était-ce ? QUI ? Ses yeux se rouvrirent.

Il regretta immédiatement. Un haut-le-cœur lui vint, la première chose qu’il vit fut le visage de la jeune humaine, proche, gigantesque, des relents spiritueux s’échappant de sa bouche tel des serpents alcoolisés. La lumière, les odeurs, Le chat avait terriblement mal à la tête, mais cela prouvait de ses sens revenaient peu à peu à la normale. En effet, il se rendait compte qu’il voyait déjà mieux. Les yeux de l’humaine n’avaient rien à voir avec ce qu’il avait-vu, sauf la couleur qui approchait. On y pouvait voir un certain amusement dans ses pupilles vitreuses. Il lui jeta un regard noir.

On venait de lui tirer les moustaches.

Il eut un tic, ses babines se retroussèrent en un instant avant de se rabaisser. Il n’arrivait absolument pas à y croire. Il était maintenant bien au-dessus de la colère, une sorte d’effarement glacé, une paralysie plus qu’indignée. Sa cruauté n’avait pas de limites ? C’était tout simplement incroyable, le contraste était trop fort. Lui qui refusait catégoriquement le contact humain, le repoussant avec dégout, se faisait traiter comme…Comme…Une peluche. S’il avait eu un jour de la dignité, celle-ci venait de se volatiliser en un instant. Le chat avait le souffle court, pas forcément à causes des mains qui lui comprimait ses poumons. Ses pattes arrière commençaient à pédaler dans le vide en pure perte, pour le moment.

Comble de tout cela, l’humaine rit. Un son rauque et cruel aux oreilles du chat, maintenant plus ou moins en possession de ses moyens. Mais ça ne changeait pas grand-chose, c'était de véritables serres d’aigles qui le tenaient enfermé. Sans un miracle quelconque, impossible de se libérer ou même de respirer normalement. Résolut, il peinait tout de même à se retenir de plonger ses croc dans les doigts qui le maintenait, ayant l’intuition qu’un seul mouvement de sa part le ferait prisonnier entre la poitrine et les bras de l’humaine. D’un coup, celle-ci se mit à déblatérer de son haleine écœurante des phrases qu’il n’avait pas la moindre envie d’écouter. Pendant tout son discours vacillant, Le Chat la fixa avec défi, remarquant qu’au fil de l’énumération des noms qu’elle voulait lui donner, sa position changeait dans entre ses bras, permettant une échappatoire plus évidente, mais toujours impossible tant que ses yeux vagues restaient fixés sur lui. Ronronner ? Lui ? Ha ! Quand il sera sorti de cet enfer, pas avant.

L’autre humain parle, mais le chat est concentré, il fait doucement glisser son pelage, part à-coup, dans une position plus apte à s’échapper des que le moment sera venu. Un visage s’approche du sien, celui de l’homme. Il lui envoie un regard noir et froid. Quelques griffures lui arrangeraient le portrait.

« C’est bizarre... tu es bizarre, mon petit chat. Un beau pelage, une allure fière et presque hautaine. On dirait presque que tu penses pouvoir nous échapper. Je sais parfaitement que tu ne peux pas me comprendre... mais laisse-moi te dire ceci. Dorénavant, tu m’appartiens. »

Bien qu’il il ai immédiatement détourné des yeux, parlant maintenant à sa prison humaine, Le Chat lui feula tout son mépris au visage, conscient de la menace indirecte de ces paroles. Puis, arrive soudainement le moment opportun.
Sa geôlière avait été distraite par la blague de son homologue humain, sa vigilance baissa et elle tourna la tête vers lui. D’un coup, Le Chat se releva. Un diable en boite qui relâche toute sa rage dans son envie de fuite. Il plonge à terre, l’adrénaline coulant à flot, puis s’élance.

Un bras le rattrape, des doigts agrippent sa fourrure. Paniqué, il envoie un coup de ses pattes arrière, sentant avec satisfaction ses griffes s’enfoncer dans une chair. Un cri lui parvient, mais la main ne le lâche pas. Il s’arc-boute, s’élance à nouveau, sens sa peau trop tendue, et enfin une touffe de poils s’arrache, il est libre, il ne sait pas où il allait dans ce bâtiment, la direction importait peu. Partir, partir et oublier. Il passa une porte ouverte des bruit de pas le suivait.

C’est un bureau. Quel con !

Il regarda autour de lui. Une fenêtre. Elle était fermée. La porte se referma bruyamment derrière-lui, avec un accent définitif.


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MessageSujet: Re: « Et si j'avais la mer à boire ? Ou le petit cheval à tuer ? Tu m'aiderais ? »  Sam 25 Mai - 5:57


« You always pro-

-tect myself... Why ? »
Maxwell Graham & The Cat

Pendant que Max' semblait fulminer plus haut pendant que tu assommais la malheureuse bête de câlin et de monologues un choya... Exubérant, tu te délectais de la moindre partiel de bonheur que tu pouvais recueillir dans cet état d'ivresse. Tu aimais faire jalouser Max ; il était comique, très même. En fait, tu aimais tout simplement énerver grand monde, surtout ceux que tu connaissais. Leurs réactions étaient tous prévisibles... Pour certains, néanmoins. Et puis, concernant le brun, il n'allait certainement pas exercer une pression physique sur toi, non ? À moins qu'il ne change, jamais il ne lèverait la main sur ta jolie petite frimousse de chieuse. M'enfin, tu l'espérais. Et, continuant à le narguer indirectement, tu n'entendis pas exactement ce qu'il t'adressait, n'attendant que la fin du début de tout son blabla -ce qui ne veut rien dire. Puis, au fur et à mesure que tu te concentrais sur ce qu'il débitait, il te sembla apercevoir plusieurs barbes-à-papa, au loin. Eh. Mais wtf. Nan, qu'est-ce que ça faisait là, ça ?


« Tu vas monter dans mon bureau avec cette brave bête et on va discuter de son nom ensemble. Et tu vas en profiter pour décuvé un peu... t’es dans un état pas possible. » 


Tu fronças les sourcils en l'entendant. MAIS TU L'EMMERDAIS. Rien à foutre. Abysse, c'était jolie. Cette brave bête s'appelle Abysse, connard. Connard. Connard. Connard. Connard. Connard. Connard. Connard... Et. Puis. Non, non, non. Tu ne veux pas te retrouver dans son bureau. Il se trame des choses extrêmement bizarres là-bas. Trop même. Tu ne veux pas aller voir son bureau. Cette pièce était trop. Trop. Trop. Maxwell, quoi. Oui, c'était bel et bien un adjectif. 


« Je m'en fiche. Je veux juste crever en paiiiiiiiix aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi mais je. Je. J'ai lu quelque part qu'on pouvait chopper la grippe et mourir en éternuant. J'ai pas envie de mourir en éternuant en attendant l'hiver, alors que je vais plutôt finir mes jours en câlinant mon nouveau chat. Avec eux tous, même. Regarde, j'ai pleiiiiiiins d'amis. Et... Et, fis-tu en pointant ton index sur son torse, l'enfonçant à chacun de tes mots, T'es qu'un sale conard qui profite de ma faiblesse pour exercer ta putain d'autorité sur moi. Je. Ne. Te. Laisserai. Jamais. Faire. D'ailleurs, j'n'arrête pas de voir pleins d'arcs-en ciel partout et j'avoue que ça me fait un peu chier. Tu les vois, toi aussi, hein, hein ? Dis-moiiiii que oui. J'ai trop peur. On dirait que des barbes-à-papa dansent devant mes yeux pour venir me buter dès que je chanterai la chanson des oiseaux piou-piouuuuuu ! Ça serait vraiment une vraie saloperie de leur part, tu ne trouves pas ? MAAAX. Je ne veux pas devenir un barbe-à-papa. JE NE VEUX PAS Y ALLER AVEC EUUUUUUUUUUUX. ILS NE SONT PAS NETS. HAN, OMAGAD. ILS SE DIRIGENT VERS NOUS ! »


Après avoir débité toutes ces paroles, on aurait presque dit que tu pleurais. Presque. Tes joues demeuraient complètement écarlates et tu n'avais pas cessé d'hoqueter, ce qui avait rendu tes propos encore plus... Incompréhensibles. Puis, pour accentuer tes fantasques idées, tu t'accrochais désespérément au bras du pauvre brun, t'effondrant presque sur lui. Tout était trop flou. Même lui. Et puis, plus tu restais ici, plus tu voyais une armée de barbes-à-papa. Cela te fit peur. Tellement que tu commençais à pleurer. Tu aurais aimé uriner, également, mais l'envie te passait aussi vite. Vaut mieux que ça sorte par les yeux, avait dit un grand homme. Lequel ? Tu ignorais. Tu ne savais même pas s'il y avait bel et bien un être assez ivre pour débiter de telles idioties. Mais, aussitôt que tes larmes furent estompées, tu commençais déjà à repartir dans tes délires de barbes-à-papa. Jusqu'à que Max reprenne la parole. KRRR. ÉVIDEMENT. Mais ces mots étaient trop recherchés pour toi, trop intelligents, trop compliqués à assimiler, à rétorquer, à tout simplement... Entendre. Ne percevant pas ce qu'il disait, tu plissas les yeux pour tout de même voir la réaction de la bête. Mais euh. Arrête de faire la grimace, sale matou. Et puis, manitou lui-même. Il avait l'air d'être difficile à dompter. Beuh. Ce n'est pas grave. Tu avais la patience nécessaire pour. Après tout, tu avais bien supporter les rebelles de la pension quelques jours... Ou plutôt, c'était eux qui t'avait supportée. M'enfin, en inversant ou non les sujets, c'était la même chose, MERDE. 


« Je te le prête pour la soirée. Maintenant bouge tes fesses et vient dans mon bureau... Je vais te donner des bonbons. Je plaisante... c’est plus de ton âge. Quoique... » 


....... 404 ERROR NO FOUND. Tu ne compris tout d'abord pas l'allusion. Ni pourquoi il s'était mis à rire. Puis, quelques secondes passèrent et tu n'assimilais toujours pas. Qu'est-ce qu'il voulait bien dire par là ? BIEN SÛR QUE SI. LES SUCETTES, C'EST POUR LES PETITS ET LES GRANDS. Dogfnfgsjfsd. 


« MAAAAAAAX. OWIII, j'en veux ! Bien sûr que c'est encore de mon âge, les sucettes. T'EN AS ? Je te suis où tu veuuuuuuux si tu me réponds que ouiiiiiii. »


Puis, au fur et à mesure de tes paroles, tu essayais de toucher une chair, des poils, une tête, des pattes, un oeil, n'importe quoi. Mais tu ne palpais que l'air ambiant, ni plus, ni plus. Le vide, tout simplement. Te détachant de Max, tu tournais ta tête dans tous les sens, à la recherche de ce qui semblait tant t'émouvoir. Non, non, non. Tu l'avais à peine nommé qu'il s'enfuyait déjà. CONNARD DE TES DEUX OVAIRES, QU'EST-CE QU'IL INSINUAIT ? Résignée, tu éclatais ta main contre ton visage, complètement sur le gazon. Et puis, depuis quand et OÙ S'ÉTAIT-IL ÉCLIPSÉ ? À peine acquis que tu venais déjà de le perdre. Bonjour les remarques accusatrices et moqueuses du jeune homme. Débitée, désespérée, sans doute par toi-même, tu te mis à courir, essayant de le chercher en laissant le brun en retrait. SI TU LE RETROUVES, TU LE GARDES. Et, justement, fatalité ou non, tu apercevais légèrement sa petite carrure. Tel une ombre, il semblait planer, presque voler, quand il galopait jusqu'à... Euh... Le bureau ? Hu, seriously ? Mais. Mais. Mais. IL NE VOULAIT PAS S'ENFUIR ALORS ? Il était peut-être doté d'une science infuse, qui plus est, s'il avait compris le sens de vos paroles. Annnnnh. Il était trop chou. Tu le suivis donc, gardant toujours le même rythme, même si tu t'essoufflais au fur et à mesure, semblant par moment sur le point de t'effondrer n'importe quand. Puis, quand il pénétra dans la pièce, tu soupirais bruyamment de soulagement, bien évidement. Arf, atterrir de l'autre côté de cette mécréante de boîte était un exploit. T'autorisant à t'introduire dans la pièce, tu fermais déjà la porte à clef, histoire que personne ne puisse vous déranger. Le bruit horripilant d'un son fracassant les vitres s'imbibait dans la pièce, te faisant grimacer. Lançant une longue œillade, tu souris de joie quand tu apercevais une petite boule de poils. Le chaaaaaaaaaaaat ! Puis, sans te soucier du jeune homme, tu ne te demandais pas s'il vous avait suivis ou non et, préférant omettre ce détail, tu commençais déjà à reparler. Encore et encore.


« Oooooow ! Mais Abysse se sent comme chez lui, regarde, Max' ! Tu as vu ? Il s'est précipité jusqu'ici tellement qu'il est content que je l'adopte. C'EST PAS TROP MIGNON, ÇA ? Et puis, s'il est aussi consentant, il doit forcément aimé les câlins, n'est-ce pas ? Alleeeeeeeer, let me loveuuuh youuuu, myyyy caaaat. »


Tu miaulais presque tes dernières paroles, te précipitant vers ta proie. Désormais, debout devant lui, tu t'accroupis à sa hauteur, histoire de pouvoir t'adresser à lui sans te montrer dominatrice. Quoi que... Il t'appartenait. Hors de question de partager quoi que ce soit avec l'autre imbécile heureux. Tu. Le. Voulais. Et, même à moitié consciente, tu allais te battre pour pouvoir posséder l'animal. Lui, dans toute cette histoire ? Pardiiiiiiiii, il est d'accord, voyons ! D'ailleurs, pourquoi s'était-il donc incrusté dans ce lieu représentant pourtant la déchéance ? Même les chats voulaient alors goûter à ce monde qui dérivait ? Trop de questions. Pas assez de réponses. Sauf une. 


« Dis-moi, tu avais faim, c'est ça ? Tu veux manger, oui ou non ? Quoi que, tu ne risques pas de me répondre. Je vais te donner à mangeeeer, comme un petit bébé. »


Et rien que pour prouver si ton explication était la bonne, tu cherchais un petit encas, rien de réellement bourratif, juste un sandwich. N'IMPORTE QUOI. Fouillant de fond en compte son bureau, tu montrais une tête complètement blasée, les yeux larmoyants, quand tu te rendis compte qu'il n'y avait rien pour le chat... Sauf de l'alcool. Mais il n'allait pas ingurgiter ça. Te jetant sur le seul sofa de la pièce, tu te roulais dans sa couette, humant l'odeur masculine du seul propriétaire de la boîte. Toi qui voulais faire plaisir au chat, c'était plutôt un brio exploit. Souriant presque sur tes songes ironiques, tu sortais la tête du cocon que tu t'étais construite, arquant un sourcil. Graham. Graham. Où planquait-il ses pâtés pour chat ?


« MAAAAXXX. DONNE UNE SUCETTE AU CHAT ! »


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